À propos des TMS

Les TMS et lombalgies

Les TMS sont des maladies qui touchent les tissus mous périarticulaires.
Ils affectent les muscles, les tendons, les ligaments, les nerfs, mais aussi les vaisseaux sanguins, les bourses séreuses ou encore les cartilages.

Un fléau pour la santé dans l’entreprise
Risques psychosociaux = TMS
Risques physiques = TMS
Monotonie au travail = TMS
Répétitivité = TMS
Interruptions fréquentes = TMS
Contacts téléphoniques tendus = TMS
Surcharge de travail = TMS
Manque d’information sur le travail à effectuer = TMS
Manque d’élasticité musculaire = TMS
Manque d’hydratation = TMS
Une pathologie des tissus = TMS

Source INRS.fr

Anatomie et fonction
Description des éléments anatomiques

Les muscles

Les muscles sont un assemblage de fibres qui ont la propriété de se contracter ou d’être étirées. La longueur d’un muscle peut donc varier, mais sa tension également. Ils exercent des forces sur les os du squelette par l’intermédiaire des tendons et permettent ainsi de déplacer des pièces osseuses les unes par rapport aux autres autour des articulations.
 

Les tendons

Les tendons sont les éléments de liaison entre un muscle et un os. Ils constituent le prolongement du muscle et assurent son insertion sur l’os. Ils se comportent comme un élastique très raide et sont généralement entourés d’une gaine qui contient un lubrifiant (gaine synoviale).
 

Les ligaments

Les ligaments sont semblables à des cordages tendus entre les deux extrémités osseuses d’une articulation. Ils en assurent la stabilité passive.
 

Les nerfs

Les nerfs sont des structures anatomiques qui assurent le cheminement des ordres moteurs, du cerveau vers les muscles (nerfs moteurs) ou des informations sensitives, des récepteurs sensitifs (douleur, chaleur, pression, position du corps dans l’espace…) vers le cerveau (nerfs sensitifs).
 

Les bourses séreuses

Les bourses séreuses sont des poches situées au niveau des grosses articulations. Elles sont remplies de liquide synovial et facilitent le glissement des éléments anatomiques les uns par rapport aux autres.
 

Les cartilages

Les cartilages sont constitués de tissu conjonctif dense et élastique présent au niveau des articulations dont le rôle est de renforcer la stabilité, de faciliter le glissement des surfaces articulaires les unes par rapport aux autres, d’amortir les chocs lors des mouvements et sous l’effet de la pression exercée sur les articulations.

 

La sollicitation d’une articulation au-delà d’une certaine amplitude articulaire a des effets néfastes sur les éléments qui l’entourent.
Les amplitudes articulaires de confort sont mentionnées dans les normes ISO 11226, NF EN 1005-4 et ISO 11228-3
Sur le plan fonctionnel, la position de référence est celle pour laquelle :

  • la tête et le dos sont droits
  • le coude est à 90°
  • la main et l’avant-bras sont alignés
  • la main est en pronation (comme pour saisir un verre) à 30° par rapport à la verticale

 

Dans le mouvement, le cou accompagne les mouvements de l’épaule et contribue à stabiliser la posture des membres supérieurs. L’épaule oriente le mouvement du membre supérieur dans l’espace, le coude règle la longueur d’atteinte du membre supérieur, le poignet et la main assurent la finalité du mouvement du membre supérieur pour la réalisation de prises en force comme pour celle de gestes précis et très fins.


Douleurs, causes et caractéristiques cliniques
Les signes cliniques de TMS sont variés, mais comportent, en règle générale, une douleur, associée de façon plus ou moins marquée à une gêne fonctionnelle (difficulté à réaliser des mouvements, à tenir un objet) plus ou moins réversible.


Membres supérieurs
Au niveau musculaire, la principale contrainte est la force. Celle-ci peut engendrer une fatigue musculaire. La douleur musculaire est appelée myalgie. Des travaux ont montré que certaines fibres musculaires seraient continuellement actives, même à très faible niveau de sollicitation, d’où leur nom de « fibres de Cendrillon ». Cela explique pourquoi des salariés se plaignent de douleurs dans les muscles du cou et de l’épaule lors de tâches telles que le travail sur écran.

© Gael Kerbaol /INRS
 

Sur les tendons, les principales contraintes mécaniques qui s’exercent sont les forces de traction développées par le muscle lors des efforts musculaires ainsi que des frottements et des compressions contre des tissus adjacents. La tendinopathie est le terme général pour désigner les pathologies tendineuses.

Le syndrome de la coiffe des rotateurs (épaule), l’épicondylite latérale, l’épitrochléite ou épicondylite médiale (coude) et la maladie de De Quervain (pouce) sont des atteintes tendineuses.

Pour les nerfs, la compression est la principale contrainte mécanique. La pathologie la plus répandue est le syndrome du canal carpien (poignet). Le syndrome du tunnel cubital (coude) et de la loge de Guyon (poignet) sont également des atteintes nerveuses.

Les bursites ou hygromas sont des épanchements de liquide synovial des bourses séreuses périarticulaires. Elles peuvent évoluer sur un mode aigu ou chronique. Elles concernent essentiellement le coude.
Les atteintes vasculaires peuvent résulter de compression de gros vaisseaux comme le syndrome du défilé cervicothoracique ou résulter d’une fermeture temporaire des petits vaisseaux périphériques (capillaires) comme dans le syndrome de Raynaud ou « syndrome des doigts blancs ». Il peut résulter d’une exposition au froid mais aussi aux vibrations.

 


Principales maladies au niveau du membre supérieur
 

Épaule

 Tendinopathie de la coiffe des rotateurs
 

Coude

 Épicondylite latérale, épicondylite médiale (ou épitrochléite), hygroma, syndrome du tunnel cubital ou ulnaire
 

Poignet et Main

 Syndrome du canal carpien ou de la loge de Guyon, tendinites des fléchisseurs et des extenseurs de la main et des doigts, maladie de De Quervain (pouce)
 

Doigts

 Syndrome de Raynaud
 

Membres inférieurs

En ce qui concerne les membres inférieurs, les salariés amenés à travailler à genoux ou accroupispeuvent présenter des hygromas du genou ou d’autres pathologies telles qu’une paralysie des muscles releveurs du pied ; le ménisque peut aussi être lésé. Ces postures accroupies, de même que les manutentions lourdes, peuvent entraîner des arthroses du genou.
Des atteintes du tendon d’Achille (tendinopathies achilléennes) au-dessus du talon peuvent survenir du fait de flexions/extensions répétées de la cheville.
Des douleurs dans les membres inférieurs peuvent survenir du fait de la posture debout statique ou du piétinement. Elles sont généralement liées à une fatigue musculaire et à des troubles vasculaires. A contrario, la posture assise prolongée favorise la survenue des TMS des membres supérieurs et du dos ainsi que l’apparition de troubles circulatoires.


Causalités des TMS

Pourquoi les troubles musculo-squelettiques surviennent-ils ?
Les TMS résultent d’un déséquilibre entre les capacités physiques du corps et les sollicitations et contraintes auxquelles il est exposé.

Ils peuvent apparaître rapidement. Toutefois, ils s’installent le plus souvent de façon progressive après une longue période de sollicitations intensives des parties du corps atteintes.

Toutes les activités peuvent entraîner leur apparition. Le lien entre des activités professionnelles et la survenue et l’aggravation des TMS est aujourd’hui bien établi. C’est pourquoi, beaucoup de ces TMS sont inscrits aux tableaux des maladies professionnelles.

Les loisirs (le jardinage, le bricolage, la pratique  sportive…) peuvent également provoquer leur survenue.

 
Quels sont les facteurs favorisant les troubles musculo-squelettiques ?

Les facteurs favorisant les TMS sont multiples. Outre les activités professionnelles et extra-professionnelles, les facteurs individuels jouent également un rôle.
 

Les facteurs biomécaniques

Il s’agit des mouvements de force, des postures extrêmes, tels que les gestes effectués les bras au-dessus des épaules, les mouvements de torsion du poignet, du tronc, la flexion et l’extension du coude, la répétition fréquente du même geste, mais également le travail statique, les vibrations et chocs mécaniques, le froid…
 

Les facteurs individuels

L’âge, le sexe, ou encore l’état de santé (diabète, hypothyroïdie, rhumatisme inflammatoire…) sont également à prendre en compte dans l’apparition de cette affection.
 

Les contraintes organisationnelles

Elles sont liées à l’organisation et à l’environnement de travail.
 

Les contraintes psychosociales

Ces facteurs reposent sur la façon dont le travail est perçu par les salariés comme l’insatisfaction d’un travail monotone, la tension engendrée par les délais à respecter, le manque de reconnaissance professionnelle, les relations sociales dégradées, l’absence de soutien du supérieur hiérarchique et des collègues ou l’insécurité de l’emploi.
 


Schémas de Prévention

Faire la formation GEPOEM.

 

Respecter les consignes en place dans l'entreprise.

 

Concertation avec la Médecine du Travail.